Chez Qonto, des carrières qui évoluent avec l’entreprise
Albertine Lecointe (H.13) et Julie Catteau (H.18) sont arrivées chez Qonto alors que la fintech ne comptait que quelques dizaines de collaborateurs. Elles y ont emprunté des trajectoires, parfois inattendues, mais toujours riches, en même temps que l’entreprise se développait. Leur expérience raconte comment Qonto construit une relation solide avec les talents.
Vous avez rejoint Qonto alors que l’entreprise était encore jeune. Qu’est-ce qui vous a attirées ?
Albertine Lecointe : L’idée, d’abord. Après HEC, j’avais commencé ma carrière à Londres, dans les paiements, et constaté que beaucoup de fintechs et néobanques étaient positionnées sur le B2C. Il y avait encore peu d’acteurs proposant ce type de services aux professionnels. L’idée me trottait dans la tête. Quand j’ai appris que deux entrepreneurs français travaillaient justement là-dessus, j’ai pris contact et, quelques heures plus tard, l’un des fondateurs de Qonto m’a rappelée.
Julie Catteau : Après HEC, j’ai fait du conseil en stratégie. J’ai ensuite eu envie de rejoindre une entreprise dynamique, avec un fort potentiel, dans laquelle je pourrais avoir un impact tangible. Dès le recrutement, ce qui m’a marquée, c’était l’ambiance : très pragmatique, avec des équipes qui allaient à l’essentiel.
Et qu’est-ce qui vous a fait rester ?
Albertine Lecointe : Dans mes expériences précédentes, j’avais souvent eu le sentiment, au bout de deux ans, d’avoir fait le tour des sujets. Pour continuer à apprendre, il fallait changer d’entreprise. Chez Qonto, je n’ai jamais eu besoin de partir pour évoluer. La croissance de l’entreprise y est pour beaucoup : depuis mon arrivée, nous sommes passés d’environ 40 à 1700 collaborateurs et de 2000 à 750000 clients. Une entreprise qui grandit autant crée forcément de nouveaux métiers, responsabilités et problématiques.
Julie Catteau : C’est ce qui m’a retenue également. J’ai occupé des postes en Stratégie, Opérations, comme chief of staff auprès des fondateurs, puis managing director France, avant de revenir aux Opérations. Je ne connaissais probablement pas la moitié des métiers qui existaient chez Qonto à mon arrivée.
En quoi cette mobilité interne vous a-t-elle permis de progresser ?
Julie Catteau : Changer de poste, c’est aussi changer de manager, et donc multiplier les occasions d’apprendre auprès de différents mentors et équipes. C’est aussi voir une même situation sous différents prismes et apprendre différents métiers.
Albertine Lecointe : Cela conduit à se confronter à des problématiques, des équipes, des périmètres différents. C’est très formateur. Cela enrichit énormément la manière dont on réfléchit et dont on prend des décisions.
Avez-vous rapidement senti que l’on vous faisait confiance ?
Julie Catteau : Dès le début, j’ai senti qu’on me laissait suffisamment d’autonomie. Il y a aussi une culture qui encourage à essayer et à ne pas avoir peur de faire des erreurs.
Albertine Lecointe : La confiance se gagne aussi dans la durée. Elle vient des managers, mais également des membres de l’équipe. La meilleure façon de la gagner, c’est de réussir les projets que l’on mène.
Vos fonctions actuelles vous ont aussi rapprochées du terrain. Est-ce une dimension importante pour vous ?
Albertine Lecointe : C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai apprécié mon passage de la Stratégie au Produit. En Stratégie, on est beaucoup dans la recommandation, la définition des objectifs à long terme. Dans le Produit, on est beaucoup plus proche de l’action. On décide quels produits développer, comment le faire évoluer et on est directement responsable des résultats.
Julie Catteau : Je ressens la même chose. Il y a une vraie satisfaction à être proche du terrain. Prenons le support client, par exemple. Cette proximité avec le client apporte énormément d’idées, mais aussi de satisfaction quand on leur apporte une solution.
La question du sens est devenue centrale dans les attentes des jeunes talents. Est-ce que Qonto répond à vos attentes sur ce point ?
Julie Catteau : C’était important pour moi quand j’ai rejoint l’entreprise. Nous résolvons des problèmes concrets qui concernent des milliers d’entreprises, et nous contribuons à changer les standards dans l’industrie bancaire. Créer un compte bancaire professionnel était auparavant quelque chose de très administratif. Aujourd’hui, cela peut se faire en quelques minutes.
Albertine Lecointe : Il y a aussi la dimension économique. Les PME constituent l’essentiel du tissu entrepreneurial européen. Une partie importante de ce que nous faisons consiste à leur faire gagner du temps sur leurs tâches administratives et financières pour qu’elles puissent se concentrer sur leur activité. C’est une mission qui a une vraie utilité.
Après sept et neuf ans dans l’entreprise, mesurez-vous votre contribution à cette croissance ?
Julie Catteau : Oui, même si cela reste évidemment un travail collectif. J’ai le sentiment d’avoir apporté ma petite pierre à l’édifice. Avec le recul, je peux constater les résultats et mesurer ce qui a été accompli.
Albertine Lecointe : Quand on a vécu autant d’étapes de croissance, on se sent forcément partie prenante de l’aventure. Quand je repense à Qonto à ses débuts, avec à peine 2 000 clients et encore peu connue, et que je regarde aujourd’hui nos nouveaux bureaux et la culture Qonto que nous avons construite, je mesure le chemin parcouru.
Quel conseil donneriez-vous aujourd’hui à un jeune diplômé d’HEC qui s’interroge sur ses choix de carrière ?
Albertine Lecointe : Je lui rappellerais la devise d’HEC : « Apprendre à oser ». Quand j’ai rejoint Qonto, certains pensaient que je prenais un risque. Je ne le voyais pas ainsi : si l’entreprise échouait, je pourrais faire autre chose. La force du diplôme HEC est de permettre de rebondir. Si l’entreprise grandissait, je grandirais avec elle. Dans tous les cas, l’expérience serait formatrice.
Julie Catteau : Les profils HEC sont souvent attirés par des fonctions de supervision, dans les grandes entreprises ou le conseil. Je leur dirais de ne pas hésiter à aller vers des postes plus opérationnels, même s’ils semblent moins prestigieux sur le papier. On gagne beaucoup en légitimité et en satisfaction à prendre des décisions sur le terrain.
Albertine Lecointe (H.13)
Elle débute sa carrière à Londres, puis exerce du conseil dans les services financiers avant de rejoindre Qonto en 2017. D’abord chef de produit puis directrice de la stratégie, elle pilote désormais l’ensemble du développement des produits en tant que vice-présidente Produit.
Julie Catteau (H.18)
Elle débute sa carrière dans le conseil stratégique chez McKinsey. En 2020, elle rejoint Qonto, où elle occupe plusieurs postes : responsable de la croissance, chef de cabinet des dirigeants, puis responsable de la relation clients.
Qonto
Fondé en France en 2017 par Alexandre Prot (H.06) et Steve Anavi, Qonto est devenu le leader européen de la gestion financière pour les PME et les indépendants, avec 750 000 clients dans 8 pays. La fintech allie compte professionnel et outils financiers performants – facturation, comptabilité, gestion des dépenses – dans une solution intégrée et intuitive. Soutenue par un financement de 622 millions d’euros et portée par une équipe de plus de 1700 collaborateurs, Qonto révolutionne la gestion financière des entreprises européennes grâce à des produits innovants, une tarification transparente et un service client disponible 24h/24 et 7j/7.
Article réalisé en collaboration avec
Published by La rédaction