Le 15 avril dernier, les images terrifiantes de la cathédrale Notre-Dame de Paris en flammes ont fait le tour du monde. Il aura fallu plus de quinze heures pour éteindre l’incendie qui s’était déclaré au niveau de la charpente. Beaucoup de Français et d’amoureux du patrimoine des quatre coins du monde ont manifesté une émotion sans précédent. Les montants des dons effectués pour la reconstruction de l’édifice ont même surpris une partie de l’opinion. Mais depuis quelques années déjà, le patrimoine connaît un regain de popularité. Guillaume Poitrinal (H.89), président de la Fondation du patrimoine, apporte une contribution majeure à la conservation, à la restauration et à la valorisation des petits et grands monuments de l’Hexagone. Et il y a du travail. Le lycée Henri-IV, dans le 5e arrondissement de Paris, est installé dans l’ancienne abbaye royale de Sainte- Geneviève-du-Mont. Après avoir longtemps servi de dortoir, la bibliothèque de l’abbaye a récemment retrouvé sa fonction originelle. La coupole menace de s’effondrer et fait l’objet d’une souscription lancée par la Fondation du patrimoine. Comment êtes-vous arrivé à la Fondation du patrimoine ? Guillaume Poitrinal : J’ai grandi à Châtellerault jusqu’à l’âge de 16 ans et la Fondation du patrimoine a sauvé le petit théâtre à l’italienne de la ville, qui datait de 1850. Je m’étais un peu impliqué pour lever des fonds. Ça a été mon premier contact avec la Fondation. Et traditionnellement, la Fondation est dirigée par un ancien patron du CAC 40, c’est aussi peut-être pourquoi on m’a appelé […]

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