Le club culture et le club développement international se sont donné rendez-vous, pour la rentrée, à l’Institut du Monde Arabe autour de l’exposition « DIVAS : D’OUM KALTHOUM A DALIDA ». Un hommage aux grandes artistes du monde arabe du XXème siècle. Retour sur une soirée d’exception.

Une raison d’être à l’Institut du monde arabe

Le club culture s’est donné pour mission de « mettre en avant la place de la culture dans l’économie et de démontrer la valeur ajoutée du monde culturel et créatif », indique Claire Hazart (H.90), directrice financière, administrative et RH dans le secteur culturel et co-présidente du club culture. Le champ est vaste et les domaines de rencontres, sont tout aussi variés. Entre Ubisoft dans le gaming, des grandes expositions ou des rencontres dans le domaine patrimonial, la diversité des évènements ravit les almuni qui ont des occasions uniques pour se retrouver.

Cette fois encore, le club culture n’a pas dérogé à la règle en proposant aux alumni et à ses membres, une soirée sensationnelle. « Le cadre est tout simplement magnifique, je me sens chanceuse d’être ici. Cette exposition m’a donné des frissons. Toutes ces femmes qui se sont émancipées grâce à leur passion et à leur détermination sont des modèles », commente avec exaltation Gaëlle Gauthier (H.90) en déambulant dans les allées.

« Le mécénat, les sociétés d’amis, ou encore les donations, la culture ne pourrait survivre sans tout cela. De même qu’une civilisation sans culture serait perdue », affirme Claire Hazart. La spécialisation Management des arts et de la culture que propose l’école prend ce soir, tout son sens.

Voyage à l’Institut du monde arabe

Un rideau de perles ouvre les portes de l’exposition aux 120 alumni venus pour une visite très spéciale, menée par la conservatrice en personne.

Parfums d’encens, effluves d’ambre, des odeurs émanant des couloirs nous plongent dans le Caire des années 1920. C’est dans le noir que débute l’expérience. Les sens se mettent en éveil, le groupe se disperse pour observer, écouter, sentir. En se perdant dans ce labyrinthe de 1000 mètres carrés répartis sur deux étages, nous partons à la rencontre de ces femmes d’exception.

Femmes puissantes pour certaines, véritables icônes pour d’autres, toutes sont un symbole des sociétés arabes d’après-guerre. Des divas qui ont su s’imposer du Maghreb à Paris, en passant par Beyrouth et Le Caire.

Au premier niveau, des photos affichent des femmes arabes du XXème siècle : elles semblent alors émancipées, avant-gardistes et visionnaires. Elles sont chanteuses, musiciennes, actrices et elles ont fait avancer la cause féminine dans leur pays, souvent grâce à leur art et à leur popularité. « Ce sont des pionnières, telle la subversive Oum Kalthoum, sans doute la plus célèbre chanteuse égyptienne du monde arabe, qui a non seulement chanté l’amour mais aussi abordé des thématiques plus politiques comme la décolonisation », détaille par exemple, Fatima Sbih, directrice stratégique de Western Union (H.05) et ami de l’IMA depuis quinze ans. 

Dans les années 1920 au Caire, Huda Sha’arawi a lutté pour l’émancipation des femmes, tout en s’engageant dans les mouvements anti-impérialistes. Elle prend positon dès 1919 en manifestant dans la rue contre la présence anglaise. Cette féministe concentre ses actions sur les questions du voile, l’éducation, le droit de vote des femmes, la législation sur le mariage et le divorce.

Des héroïnes à la cause nationaliste 

À l’étage, nous pénétrons dans un univers plus intime. C’est presque un conte des mille et une nuits qui commence. Tenues pailletées, perlées, bijoux scintillants. Rien n’était trop beau pour ces femmes puissantes qui ont osé mettre leur art au service du féminisme, d’un certain patriotisme ou pour célébrer la religion avec élégance.

Oum Kalthoum, diva de la chanson arabe au XXe siècle, son destin est celui d’une jeune femme de la campagne qui s’élèvera au plus haut, par son talent et sa volonté et deviendra la plus grande chanteuse du monde arabe.

Pour Fatima Sbih, cette rencontre autour de l’exposition prend tout son sens. Elle est algérienne et française, les divas célébrées par l’exposition lui sont familières et la voix d’Oum Kalthoum résonne encore en elle. « Oum Kalthoum s’est construite une image avec ses perles et ses lunettes. C’est comme le tailleur de Jackie Kennedy, c’est un symbole pour nous », se souvient-elle.

Après un discours sur les projets culturels à venir de Jack Lang, président de l’IMA depuis 2013, les alumni étaient heureux de pouvoir se retrouver dans le cadre très privilégié offert par le rooftop de l’Institut signé Jean Nouvel. La soirée s’est terminée la tête dans les étoiles, au 9eme étage.

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