Grâce à une rétine artificielle, Axorus améliorera la vision des patients atteints de DMLA, une maladie qui touche cent millions de personnes dans le monde.

Qui ?

Son logo ? Un œil d’Horus, qui dans l’Égypte ancienne, avait la réputation de protéger des maladies. Mais à y regarder de plus près, on y voit aussi la forme stylisée d’un neurone, avec sa cellule, son noyau et… son axone, qui conduit le signal électrique. Jean-Damien Louise (M. 09), cofondateuret directeur d’Axorus, a « marié » axone et Horus pour baptiser son entreprise, qui développe des interfaces neuro-électroniques. Autour de lui, une équipe solide qui compte deux doctorantes en biophysique et neurobiologie et deux ingénieurs en électronique et matériaux. « La vocation d’Axorus, c’est de s’attaquer aux maladies neurodégénératives, telles que Parkinson. Et, plus tard, à la tétraplégie. » Pour l’heure, Axorus développe un dispositif rétinien contre la DMLA.

Quoi ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) affecte la partie centrale de la rétine, appelée macula, entraînant une perte progressive de la vision.En France, 1,5 million de personnes, en majorité âgées de plus de 65 ans, souffrent de cette pathologie handicapante, et les chercheurs estiment que ce chiffre pourrait atteindre 2,25 millions en 2030. Axorus teste actuellement un neurone électronique capable de simuler un signal biologique, implanté dans l’œil et connecté à la rétine. Face à ses concurrents, Axorus a deux points forts : « Notre neurone artificiel est jusqu’à dix fois plus petit qu’un neurone biologique – entre 100 nanomètres et 1 micron – et surtout, il consomme mille fois moins d’énergie, car il est alimenté par un dispositif photovoltaïque. »

Comment ?

Installée à Lille, Axorus a reçu le soutien de la SATT Nord (société d’accélération du transfert de technologies) et du pôle Eurasanté, où l’entreprise est incubée depuis février 2019. « Aujourd’hui, on travaille entre Lille et Paris, où l’on collabore notamment avec l’Institut de la Vision pour les essais techniques, et avec un laboratoire spécialisé dans les électrodes d’interface avec les neurones. Comme il s’agit d’une industrie en cours de création, il existe des compétences ponctuelles un peu partout. Il faut savoir les réunir. » Un tour de table, mené notamment auprès de partenaires lillois, ainsi que le soutien de BPI France ont permis à Axorus de lever 2 millions d’euros. « Cela va nous permettre de tester la rétine chez l’animal, in vivo, d’ici quelques mois. »

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