Prouesse écolo et logistique, 900.care nettoie la salle de bains de tous ses résidus plastiques…

900.care

On ferait bien d’y penser le matin en se rasant : nos produits d’hygiène (gel douche, shampoing, dentifrice…) sont constitués à 80 % d’eau… et emballés dans du plastique, qui terminera bien souvent sa vie au fond des océans. Une aberration écologique ! L’entreprise 900.care (900 pour le nombre de secondes que l’on passerait chaque jour dans sa salle de bains) a une autre solution. « L’idée de départ, c’était d’alléger les contraintes logistiques, explique Aymeric Grange (H.13), son cofondateur. Et la meilleure façon qu’on a trouvée d’y parvenir, ça a été… de retirer l’eau de nos produits ! »

L’affaire est dans le sec

Après des premiers tests concluants sur un dentifrice en pastilles à croquer, la jeune pousse étoffe sa gamme. Elle a créé un gel douche et un savon pour les mains sous forme de billes que l’utilisateur dissout lui-même, ainsi que des recharges à clipser pour déodorant. « On tenait à proposer des produits qui ne nécessitent aucun sacrifice en termes de plaisir ou de simplicité d’utilisation, précise Aymeric. Notre gel douche, par exemple, a une texture tout à fait similaire à celle des marques qu’on achète habituellement dans le commerce. » 900.care a aussi conçu une série de flacons réutilisables au design coloré. L’utilisateur n’a ensuite qu’à commander les recharges, livrées directement dans sa boîte aux lettres. Après un premier succès sur les plateformes de crowdfunding (40 000 préventes sur Ulule et 6 500 sur KissKissBankBank), les produits seront commercialisés en ligne, à partir du mois de novembre. A terme, 900.care espère étendre encore son offre, en s’attaquant d’abord aux shampoing.


Distribution

La vie en vrac

Après quinze ans passés chez Carrefour, Caroline Millet (M.20) décide de se reconvertir et s’inscrit au mastère de marketing digital d’HEC Paris. C’est là que naît son projet : ouvrir une épicerie en vrac. Le secteur, passé de 100 millions d’euros en 2013 à 1,2 milliard en 2019, est en plein boum. « Les grandes enseignes tentent de s’y mettre, mais manquent d’agilité. Les petites épiceries peuvent recréer du lien, retrouver ce rôle d’information qui a été peu à peu endossé par l’étiquetage. » Le premier City Vrac ouvre en octobre à Versailles. On y trouve, bien sûr, de quoi remplir ses bocaux (750 produits bio et locaux, de l’épicerie aux cosmétiques ou aux produits d’entretien), mais aussi des conseils avisés pour bien choisir ses produits et limiter ses déchets.


Logement

La coloc des générations

Depuis février, Homiz.eu met en relation des jeunes à la recherche d’un logement et des seniors en manque de compagnie. « Les jeunes ont souvent peu de moyens pour se loger. Tandis que certains seniors vivent seuls dans un grand logement et souhaitent se maintenir à domicile », constate le fondateur de la start-up, Yohan Levy (H.17). Homiz fait le pari de décliner en ligne un concept existant : des cohabitations intergénérationnelles proposées localement par des associations. Petits services, loyer modéré ou mix des deux, la personne qui accueille fixe les règles du jeu. La crise sanitaire a fortement ralenti le démarrage du service, mais Homiz compte déjà mille inscrits et une trentaine de cohabitations, principalement dans les grandes villes : Paris, Bordeaux, Marseille…

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