Week-end Gastronomie et Cinéma au cœur de la Bourgogne – Media & Entertainment

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Le 23 octobre, une vingtaine de courageux de tous âges avaient bravé la peur ambiante, pour se retrouver en Bourgogne, sur l’idée de notre camarade Louis Vaudeville, dont le fils a repris récemment l’Hôtel central de Beaune, juste le week-end d’avant le confinement général. Accueillis le vendredi soir par l’adjointe au maire à la culture, puis par un buffet vigneron local des plus typiques, avec charcuterie et escargots de Bourgogne, nous avons profité d’une promenade avec la permission de minuit, couvre-feu oblige, dans cette magique ville de Beaune aux monuments éclairés, et aux arbres aux feuilles rouges d’automne.

Le samedi, un programme au pas de charge nous attendait, nous permettant de goûter aux nourritures tant intellectuelles que terrestres.Après une visite guidée des célèbres Hospices de Beaune fondés au XVe siècle par Nicolas Rollin, le grand argentier du roi Philippe Le Bon, et actuellement dirigés par une fondation à la tête d’un domaine viticole d’une valeur inestimable, nous voilà partis pour les dégustations de grands crus aux Caves du Patriarche, une véritable ville souterraine avec 5 km de caves et près de dix millions de bouteilles – l’une des plus importantes réserves d’Europe. L’après-midi du samedi fut consacrée à la modernité du XXIe siècle avec la visite des récents Ateliers du Cinéma de Claude Lelouch, où l’on nous expliqua que le réalisateur apprenait à sa pépinière d’une vingtaine de jeunes talents, comment tourner un film avec un iPhone… Nous déambulâmes avec bonheur dans les studios, les décors d’un film, et visionnâmes même la fameuse course en voiture dans Paris, tournée au petit matin aux débuts du réalisateur, court-métrage qu’on nous dit alors être le plus visionné au monde !

Le soir venu, une réception exceptionnelle était organisée au club très privé 1243, qui réunit les plus grands amateurs de vins du monde, et dont on nous apprit que l’adhésion annuelle était de l’ordre de 30 000 euros… Le propriétaire nous reçut chaleureusement par un discours rappelant que ce club était installé dans un ancien monastère du XIIe siècle, qui avait connu les prémices de la construction de la ville, puisque les Hospices ont été bâtis sur des terrains donnés par le monastère. Nous avons festoyé dans un cadre médiéval, d’un repas mémorable et de grands vins, dignes de rois. La journée du dimanche était libre, certains ont rejoint la capitale en matinée, tandis que d’autres enfourchaient un vélo pour parcourir les vignes rousses de la Bourgogne automnale.Avant que l’apéro et les planches de charcuterie et de fromage viennent interrompre le flot de questions, nous avons écouté, interviewée par notre talentueuse camarade journaliste Christine Kerdellant, le parcours incroyable de cette femme hors du commun, féministe convaincue créatrice du site éditorial terrafemina.com, qui après Sciences-Po, l’Escp, une maîtrise de droit des affaires, l’ENA, et l’Inspection des Finances, excusez du peu, a tout quitté pour rejoindre en 1990 son époux Marc Ladreit de la Charrière et présider au développement de Fimalac.Véronique Morali n’a pas choisi la facilité en décidant de s’occuper spécifiquement du pôle digital de Fimalac qui deviendra sous son impulsion Webedia, se retrouvant à gérer avec diplomatie, telle une mère visionnaire et enthousiaste, des équipes échevelées de « djeuns » à la moyenne d’âge inférieure à vingt-cinq ans, créateurs de contenus, pros de la Toile et des réseaux sociaux.

Le succès de Webedia aujourd’hui n’est plus à décrire, réussissant à fédérer un maillage mondial unique de marques médias et de services à destination d’une audience passionnée, sur les thématiques fortes du divertissement et des loisirs. Avec plus de cinquante sites dans le monde (Allociné, PurePeople, Puretrend, jeuxvideo.com, 750g.com, EasyVoyage, Tudo Gostoso…), le groupe rassemble plus de 90 millions de visiteurs uniques et plus de 27 millions en France (Médiamétrie/NetRatings, Internet Global, janvier 2016). Avec 1 400 salariés, la société désormais présente dans dix pays est un fleuron français, dans un domaine où les Américains nous ont si souvent damé le pion. Que vous dire de cette soirée, si ce n’est qu’elle se termina fort tard, que nous ressortîmes plein d’espoir sur les chances de la France à l’international, et plein de confiance en notre jeunesse et nos talents ? Discrétion de Véronique Morali oblige, elle a juste effleuré ses autres activités philanthropiques ce qu’elle entreprenait, par exemple avec ses filles, pour aider financièrementles femmes à retrouver un emploi, sans parler de tous ses combats passés et futurs de présidente du Women’s Forum ou de l’Association Force Femmes.

Jérôme Wagner (H.85), président du Club HEC Media & Entertainment