À l’heure du tourisme de masse, comment concilier voyage et éthique ? Une question qui devient prégnante lorsque l’on visite des pays qui n’ont pas le même niveau de développement que le nôtre. Suite à un séjour en Birmanie, Laura Talias a créé une association pour promouvoir un tourisme responsable. Voici quelques-unes de ses recommandations.

Informez-vous avant de partir

C’est primordial. Connaître le contexte, politique notamment, permet d’éviter des erreurs parfois lourdes de conséquences. Puis, une fois sur place, communiquer avec les habitants permet aussi d’en apprendre davantage. Par exemple, en Birmanie, loger chez l’habitant est interdit, ce que nombre de touristes ignorent. Eux ne risquent pas grand-chose s’ils enfreignent la loi. Leurs hôtes, en revanche, peuvent avoir à payer des amendes, subir des interrogatoires, ou être arrêtés.

Achetez local

Dans les villes, pour vos courses alimentaires, préférez les épiceries familiales aux chaînes de supermarchés. Évitez si possible les circuits organisés, choisissez vos guides sur place. Privilégiez l’artisanat, les arts et spectacles locaux. Vous pouvez repérer ces événements dans les magazines d’actualité culturelle.

Faites preuve de respect

À l’étranger, on observe parfois des comportements indélicats. Certains touristes se montrent intrusifs, s’introduisent dans des endroits privés… Demandez l’autorisation de prendre des photos, en désignant votre appareil de la main, par exemple. Si l’on vous permet de prendre un cliché, ayez le réflexe d’en faire également profiter votre modèle, grâce à une application de partage de fichiers. Parler quelques mots de la langue locale ou adopter les pratiques vestimentaires sont aussi des marques de respect et d’intérêt.

Limitez votre empreinte carbone

Pour limiter l’utilisation des modes de transports les plus polluants (avion en tête), privilégiez le « slow travel » : voyagez lentement, limitez le nombre de vos étapes, prenez le temps de la découverte. Visiter quatre pays en un mois est un non-sens. N’abusez pas des lignes aériennes intérieures et des voitures avec chauffeurs, déplacez-vous le plus souvent possible comme les locaux, en empruntant bus, ferry, train ou même en louant des vélos. Chaque jour en Birmanie, plus de 2 000 bateaux à moteur, sources de pollution sonore et environnementale, sillonnent le lac Inle. Il est pourtant possible, et bien plus agréable, de le parcourir en canoë, sans dégrader le site !

Issue de la promotion 2016 du programme HEC Stand Up, elle est diplômée en communication et développement touristique. Grande voyageuse, photographe et réalisatrice, elle a fondé l’association Birmanie responsable.

Issue de la promotion 2016 du programme HEC Stand Up, Laura Talias est diplômée en communication et développement touristique. Grande voyageuse, photographe et réalisatrice, elle a fondé l’association Birmanie responsable.

 

Published by