La promotion « Guerre et Paix » (en Algérie) vient de fêter le 60e anniversaire des épreuves écrites du concours. « Nature et fonction de l’oeuvre d’art » ; « La côte Est des États-Unis »… ces graves questions nous auront hantés toute notre vie ! Le 23 mai au soir, au théâtre de la Gaîté, nous avions applaudi le spectacle Le Crédit. Ce 24 mai au matin, place Denfert-Rochereau, le car de notre commando de têtes chenues, d’abord retardé par la présence d’un colis suspect, prend la route du campus HEC de Jouy-en-Josas (129 hectares), où la plupart d’entre nous n’ont jamais mis les pieds (sauf peut-être ceux dont les enfants sont ici…) : nous sommes la dernière promo 100 % Malesherbes.

Accueillis par l’incandescente Laurence Rolland, responsable réseau HEC Alumni, qui gère avec brio le contact entre les promotions (40 anniversaires de promo par an !), nous promenons notre admiration à travers ce « campus » très international où règne en maître la langue anglaise (nous tombons en arrêt devant le panneau « Journals » du rayon des revues). Laurence nous brosse à grands traits le système actuel : la « Grande École » (HEC stricto sensu), mais aussi les MBA, les TRIUM, les CPA fusionnés en 2006… HEC fait masse pour affronter la mondialisation.

Tout cela fait d’excellents HEC. Au gré de nos déambulations, les plus braves d’entre nous s’essayent à des « rencontres du 3e type » avec cette studieuse jeunesse penchée sur ses écrans… pardon, sur ses « laptops ». Ils et elles accueillent avec bienveillance ces revenants du passé. Nous aurons même droit à une haie d’honneur avec applaudissements ! Nous remontons dans le car, un brin épatés. Quel changement ! Tel le roseau, dans le grand vent de la mondialisation, HEC plie, mais ne rompt point.

Published by La rédaction

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