Jean-Jacques Aillagon

    - En partenariat avec Bain & Company

    À PROPOS DE NOTRE INVITé :

    Ministre de la Culture et de la Communication sous la présidence de Jacques Chirac, Jean-Jacques Aillagon est aujourd’hui directeur général de la Collection Pinault. Après des études en histoire de l’art et un Capes d’histoire-géographie, il devient chargé d’études aux ministères de l’Education nationale et de la Culture, avant de prendre la présidence du Centre Georges-Pompidou à Paris. Viennent ensuite les années au gouvernement Raffarin dont on retiendra notamment la loi sur le mécénat, dite loi Aillagon. Puis c’est à TV5 Monde de faire peau neuve sous son impulsion en tant que PDG. Il officie par la suite au Château de Versailles où sont menées de grandes opérations de rénovation et une exposition mémorable de Jeff Koons. En parallèle, Jean-Jacques Aillagon devient conseiller de François Pinault et pilote l’installation de la Pinault Collection à la Bourse de Paris.

    Réservez votre entrée pour accéder au 2, rue de Viarmes, entre le jardin des Halles et la rue du Louvre, dans le 1er arrondissement de Paris, car s’il est une adresse à connaître pour profiter de la réouverture des lieux culturels, c’est bien celle-ci. Restaurée et transformée pendant trois ans par l’architecte japonais Tadao Andō, ce lieu d’exception, édifié au XVe siècle pour accueillir Catherine de Médicis puis, tour à tour, la halle au blé et la bourse de commerce, le bâtiment à la spectaculaire coupole de métal et de verre, certifié haute qualité environnementale, abrite désormais 200 pièces parmi les quelque 10 000 que posséderait le collectionneur, François Pinault (H.85), qui confiait au micro de France Inter le 18 mai dernier : « Je caressais le rêve de revenir à Paris un jour, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, m’a proposé cet endroit… Je n’ai pas hésité longtemps. »

    Peintures, sculptures, photographies et installations vidéo : l’art investit les lieux sous toutes ces formes, parmi lesquelles on doit noter la présence magistrale dans la Rotonde d’une sculpture d’Urs Fischer, une parfaite réplique de L’Enlèvement des Sabines de Giambologna, commandée au XVIe siècle par les Médicis pour orner la piazza della Signoria, à Florence. Faite de cire, cette pièce, comme d’autres, est vouée à fondre, à se consumer, synonyme d’une destruction créatrice.