Votre job ne vous convient pas (ou ne vous convient plus), mais vous avez quelques scrupules à larguer les amarres ? Peut-être des aménagements sont-ils possibles… Et si vous choisissez de le quitter, comment éviter de retomber dans les mêmes travers ?

Évaluez les dégâts

Tentez d’identifier le problème : êtes-vous en proie à un « bore-out », pénible mais supportable, ou menacé par un burn-out, plus dangereux pour votre équilibre ? Ne sous-estimez pas les signaux d’alerte, ni l’ampleur de votre ressenti : agacement, colère, tristesse… Si vous évoluez dans un environnement toxique, il peut y avoir urgence à s’en dégager – voir un médecin du travail, se mettre en congé maladie ou prendre un poste de transition pour parer au plus pressé.

Réfléchissez à votre timing

Redéfinir et trouver un job pleinement satisfaisant requiert du temps. Êtes-vous dans un moment de vie favorable à un profond changement ? Si vous êtes impliqué dans un projet personnel ou que votre conjoint est hors poste, mieux vaut temporiser. Essayez de réaménager votre poste en pratiquant le job crafting. Prenez le temps de faire le point sur vos critères de plaisir au travail et vos aspirations concrètes. Vous pourrez ainsi amorcer une évolution de votre poste dans le bon sens, qu’il s’agisse d’optimiser vos horaires ou de vous lancer dans l’intrapreneuriat. Cela peut aussi être l’occasion de muscler son mental, d’apprendre à se protéger ou de réinvestir la sphère personnelle.

Retrouvez un objectif positif

Si vous souhaitez partir, ne restez pas fixé sur votre inconfort actuel. Formulez un objectif positif : réaliser un bilan de vos compétences et motivations ou bien vous donner trois mois pour explorer, à l’aide de votre réseau, une opportunité de job qui vous attire depuis longtemps. Pour amorcer votre démarche, pensez à vous fixer des baby steps plutôt que FICHE PRATIQUE des objectifs trop ambitieux : mieux vaut solliciter dès aujourd’hui trois personnes pour un rendez-vous, que de chercher à mobiliser d’emblée l’ensemble de votre réseau. Faire simple permet d’éviter de se placer en situation d’échec, et de générer des frustrations, mais aussi de construire son projet pas à pas. Vouloir aller trop vite est parfois contre-productif.

Ne restez pas seul(e)

Inutile de fréquenter les recruteurs et les chasseurs de têtes tant que vous n’êtes pas en forme et au clair sur vos attentes. En revanche, il est recommandé de multiplier les contacts faciles et sans danger avec des personnes bienveillantes : votre cercle d’amis élargi, un complice professionnel hors de l’entreprise, les mentors du Pôle Carrières d’HEC Alumni, l’Avarap… Interrogez aussi les collaborateurs des entreprises qui vous attirent pour en savoir plus sur le quotidien et la réalité de leur travail. C’est encore la meilleure manière de ne pas se retrouver coincé dans un nouveau bullshit job !

Marine Griot (H.98)
Après une première vie dans les médias (cotemaison.fr, L’Express), Marine Griot accompagne les cadres qui changent de cap ou de job. Auteur de Réussir sa transition professionnelle pas à pas (Vuibert), elle intervient à HEC Paris et à Polytechnique. Elle anime également des séminaires sur la recherche de poste et la démarche réseau.

Avec un format inédit pour un magazine d’alumni, HEC Stories se donne pour ambition de mettre en lumière une communauté de diplômés diverse et internationale. Véritable porte-voix des HEC qui cherchent à avoir un impact positif sur le monde, ce magazine permet également à tous de conserver facilement un lien avec l’école et ses camarades : soutenez le magazine de votre école, abonnez-vous à partir de 40 euros par an.