Pas facile de voir son ophtalmo ! Point Vision s’engage à réduire les délais pour obtenir un rendez-vous. Sa solution ? Rationaliser des tâches.

Qui ?

Il est bien placé pour savoir qu’obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologiste est une épreuve de patience (80 jours en moyenne en France, jusqu’à un an dans certaines régions). François Pelen (E.91) a en effet longtemps dirigé l’unité ophtalmologie de Pfizer. En 2009, quand il quitte le groupe, il s’associe à Patrice Pouts (E.11), ancien directeur des achats de Pfizer. « Via le réseau de l’école, nous avons cherché un juriste spécialisé dans le domaine de la santé. » Ce sera Raphael Schnitzer (MS.07). Incubé par HEC, le projet se concrétise au début 2012 avec l’ouverture d’un premier centre d’ophtalmologie, boulevard de la Madeleine à Paris.

Quoi ?

Huit ans plus tard, Point Vision a bouleversé un secteur qui souffre depuis longtemps d’une pénurie d’ophtalmos (près d’un sur deux n’est pas remplacé après son départ en retraite). Trois levées de fonds ont permis l’ouverture de 35 centres disséminés dans toute la France, et aujourd’hui, la société emploie 700 personnes dont 300 médecins. Avec 1,2 million de patients en 2019, le modèle de rationalisation proposé par l’entreprise séduit. « L’idée est de décharger les ophtalmos des tâches administratives comme de la partie technique (fond d’œil, tests d’activité visuelle…), qui peut être prise en charge par un orthoptiste, explique François Pelen. L’ophtalmo se concentre sur la tâche pour laquelle il a le plus de valeur ajoutée : le diagnostic. » Pas question pour Point Vision de fonctionner sur le modèle de la franchise, incompatible avec le système de santé français. « Chaque centre est une société d’exercice libérale, avec à sa tête deux ou trois médecins associés. 70 % du capital est détenu par Point Vision, qui fournit expertise et matériel. » Et chaque gestionnaire de centre suit une formation à HEC.

Où ?

« Nos ophtalmos reçoivent 60 patients par jour, soit deux fois plus qu’au sein des cabinets classiques, tout en conservant un service de qualité », souligne François Pelen. Trois quarts des rendez-vous sont pris en ligne. « Nous avons mis en place ce système avant même qu’existe Doctolib ! » rappelle le cofondateur de Point Vision, qui mise désormais sur la consultation à distance, via des centres de télémédecine installés dans les régions en pénurie d’ophtalmos. « Le confinement nous a fait perdre 98 % de notre activité. Mais la crise sanitaire a au moins eu le mérite de briser le tabou de la téléconsultation. »

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