Abstract Nous construisons un modèle social et structurel de la notoriété; à partir d’une vue « atomistique » qui découle de la littérature antérieure où la créativité serait l’unique moteur de renommée. Le modèle est testé dans un contexte empirique significatif. 90 pionniers du début du mouvement de l’art abstrait au XXe siècle (1910-1925). Nous avons découvert qu’un artiste « intermédiaire » (brokerage) plutôt qu’en position de « fermeture » (closure) était plus susceptible de devenir célèbre; indépendamment de sa créativité (que nous avons mesurée à l’aide de méthodes objectives computationnelles et d’évalutations subjectives d’experts). Ce sont en réalité les réseaux de sociabilité incluant des identités cosmopolites ; davantage issues de nationalités différentes – qui créent le moteur social, structurel et principal de la notoriété. HEC Paris Research Paper No. SPE-2018-1305 (août 2018) Columbia Business School Research Paper No. 18-74 3 questions à Mitali Banerjee, professeure assistante à HEC Mitali Banerjee Professeure assistante à HEC en stratégie et politique d’entreprise. Ses recherches portent sur la renommée, les réseaux sociaux, la créativité et l’innovation. Dans sa thèse, elle étudie de quelle manière les réseaux sociaux modèlent la renommée des innovateurs. Selon vous, la créativité ne détermine donc pas la notoriété d’un artiste ? En effet, la notoriété d’un artiste n’est pas principalement déterminée par son niveau de créativité; mais par la structure de son cercle social. Ce qui est important pour lui, c’est d’avoir des amis issus de differents univers sociaux. Plus cosmopolite il est, plus il a des chances de […]

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