De l’idée à la réussite en passant par le business model, le chemin de l’entrepreneuriat est semé d’embûches. Pour comprendre et s’inspirer de ce qu’ont vécu les autres, HEC Stories a choisi d’échanger avec des alumni qui font florès en business dans tous les domaines. Après Ning Li (H.06), le fondateur de Typology ou Flore des Robert (H.04), à l’origine de La Bonne Brosse,  voici les conseils de Graffi Rathamohan (H.11), la co-fondatrice de la chaîne de restaurants de succulents burgers PNY.

 

1. Construire son idée

Une idée n’arrive un jour par miracle et ne reste pas pure et intact jusqu’au bout. C’est quelque chose qui se construit par réitérations. Plus elle sera confrontée à la réalité, plus elle aura d’opportunités d’être réitérée, plus elle deviendra solide.

 

2. Construire son modèle

Il faut garder un esprit ouvert et accepter la remise en question. Si une idée ne trouve pas de clients, c’est qu’elle n’est pas encore adaptée. Le job de l’entrepreneur, ce n’est pas de tenir coûte que coûte à son idée, mais justement d’écouter le marché pour l’adapter. C’est quand l’idée sera suffisamment adaptée pour toucher son marché et croître, que l’on tient son modèle.

 

3. Se servir des années campus

Apprendre à oser ! L’école a ancré, chez moi, cette philosophie, dans tous les sens du terme. Que ce soit de se dire que rien n’est impossible ou que ce soit de se dire qu’il vaut mieux essayer et se planter plutôt que de rester dans le statut quo. A mes yeux, la vie est bien plus savoureuse en osant.

4. L’importance de la phase de test

Je pense qu’il ne faut pas y rester trop longtemps. Encore une fois, c’est le marché qui détient la vérité et plus vite on s’y confronte « pour de vrai », plus vite on apprend et plus vite un modèle économique émerge. Ce n’est pas parce que quelque chose marche en conditions de laboratoire, que cela va marcher à l’extérieur.

5.  Gérer les échecs

Je dirais qu’il faut aller à leur rencontre. L’échec est ce qui permet de grandir. Souvent quand on réussit, on réussit sans forcément comprendre pourquoi. Alors que l’échec, lui, va venir nous questionner de façon quasi-imparable. Si on accepte d’aller à la rencontre de cet échec, avec humilité, c’est là que l’on apprend le plus, sur notre projet mais aussi sur nous-mêmes. Nous avions monté un autre concept à côté de PNY, nommé Paris Texas, et ça a été un vrai flop. Le fait de planter le Texas nous a fait comprendre en quoi PNY était une pépite.

 

7. Grandir

On n’a pas trouvé mieux depuis les Grecs antiques : il faut apprendre à se découvrir, au premier sens du terme. Qu’est-ce qui m’a construit ? Qu’est-ce qui m’anime ? Quelles sont mes valeurs ? D’où viennent-elles ? Vers où je vais ? Qu’est-ce qui m’inspire ?

 

8. Bien s’associer

J’aime croire que PNY, c’est l’illustration de la complémentarité de mon associé et moi. Là où il sera le beau, l’exigence, le hors-normes, je serai le bon, l’enthousiasme, la foi.

 

Bonus: conseils aux jeunes diplômés HEC  

Si on aime cette espèce d’adrénaline, et que l’on a fait la paix avec l’échec, il n’y a franchement pas de risque à se lancer.

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