En avril 2020, HEC Stories a proposé aux alumni de partager leur expérience du confinement. Voici le témoignage envoyé par Christophe.

Je m’autorise à prendre la plume afin d’apporter un témoignage d’un cadre en poste dans une PME industrielle française, produisant et désignant en France.Comme sans doute beaucoup d’entre nous, je n’ai d’abord pas vraiment pris au sérieux cette pandémie. Je me revois encore dîner il y a quelques semaines chez des amis, discutant avec un médecin de ce qui nous semblait être une grosse grippe, riant de notre hôtesse qui venait de dépenser 700 € en pâtes, riz, papier toilette…

Six semaines plus tard, je découvre le confinement, mes enfants étudiants sont rentrés rapidement et mon épouse, qui était jusque-là hostile au home office, en découvre les avantages, notamment par la réduction de son temps de transport n’ayant plus de RER à prendre. Après quelques jours, nous trouvons notre rythme, les relais CPL sont arrivés, les disputes pour avoir accès au réseau s’estompent. Bien sûr, retrouver une famille quasi complète aussi longtemps est une forme de surprise. Les enfants absorbés par leurs études on line oublient qu’ils étaient devenus indépendants et délèguent allégrement courses, préparation de repas… Mais je ne me plains pas, je n’ai pas de devoirs à faire faire et j’ai maintenant le plaisir d’échanger sur des concepts de gestion et marketing en rapport avec leurs études !

Comme tous, je consulte les réseaux sociaux, m’inspire des nombreux conseils prodigués sur LinkedIn, m’inscris à quelques webinars. Et là, je lis : le monde de demain ne sera plus le même. Les Français vont redécouvrir le circuit court, l’approvisionnement près de chez soi, le Made in France va reprendre sa place.Mon sang ne fait qu’un tour. Va-t-on réellement voir dans notre beau pays une vraie volonté de « préférence nationale », est-ce que le french bashing va enfin disparaître ? Mon secteur d’activité est le textile de sol, autrement dit la moquette. Je dois déjà tellement me battre au quotidien contre les idées reçues, faire passer les messages d’une catégorie qui s’est réinventée, démontrer notre potentiel créatif, présenter nos designs que je me dis : nos chers prescripteurs architectes et designers, nos chers clients acheteurs d’entreprises du bâtiment mais aussi hôteliers, propriétaires de casinos ou de cinémas, assureurs, banquiers, toutes sociétés ayant des bureaux…

Bref, toutes personnes intéressées par le design, le confort à la marche et la performance acoustique (donc aussi écoles et universités), seront-elles au rendez-vous pour nous aider à redémarrer ? Balsan est une entreprise créée en 1751, à Châteauroux, en tant que manufacture royale. Reprise en 1860 par la famille du même nom, la société a traversé les siècles, les guerres et propose aujourd’hui une large palette de produits de formats variés, mettant en avant la couleur comme élément clé de notre ADN de marque.

250 personnes réparties sur deux sites de production de l’Indre attendent impatiemment cette reprise. Tous seront ravis d’accueillir dans notre show-room parisien ou de faire visiter une usine à ceux qui croient que le monde d’après se construira avec un mode de production local. Notre référent Covid-19 a tout prévu pour redémarrer dans la sécurité de tous. En attendant, n’hésitez pas à visiter notre site web ou à nous suivre sur les réseaux sociaux. Cette belle perspective m’allège la lourdeur du confinement ; je veux y voir une bouteille à moitié pleine.