Était-ce en fin octobre ou aux alentours de mi-novembre 1960 ? Toujours est-il qu’un matin d’automne, les trois promotions regroupées dans la grande cour du boulevard Malesherbes ont assisté, avec une émotion perceptible et une intense fierté, à la remise de la Légion d’honneur à deux camarades rattachés à ce qui deviendra la promotion 62. Dans la plus pure vocation de l’Ordre, ces distinctions étaient attribuées pour faits d’armes à deux jeunes enseignes des fusiliers commandos de la Marine nationale. J’ai eu la chance de partager de fructueuses heures de travail avec l’un d’eux, Pierre Barret, disparu bien trop jeune. Au cours de mes cinquante années de vie professionnelles, il ne m’a jamais quitté, par la pensée, car nos routes se sont écartées dès la sortie de l’école. Cela tient à l’extraordinaire charisme de cet homme qui savait valoriser ceux qu’il côtoyait et les épanouir de façonà donner le meilleur d’eux-mêmes.Il a écrit des livres superbes sur les croisades, le pèlerinage de Compostelle. Dans l’épreuve de la maladie, il a fait preuve d’un courage admirable.À Dieu l’Ami.

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