Le mot d’Amandine Dubessay (H.97)

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L’événementiel… a la vie dure. Et je ne parle pas seulement des gros événements, salons ou conventions, si fortement touchés par la crise sanitaire. Je ne parle pas que de l’événementiel culturel, ces concerts, ces spectacles qui ne peuvent avoir lieu. Je parle aussi des événements d’entreprise, à plus petite échelle, comme ceux que nous aimons imaginer dans mon agence Rue Amandine. Vous savez, ces rencontres privilégiées avec des clients, des journalistes, des collaborateurs… Ces expériences, qui, lorsqu’elles sont bien pensées, peuvent apporter tellement aux instigateurs et aux participants.L’événement n’a clairement pas la priorité des managers aujourd’hui. Trop de sujets à traiter, de budgets limités, de contraintes sanitaires… « On verra plus tard », « On se débrouillera », entends-je ici ou là.Et pourtant, il me paraît aujourd’hui nécessaire, voire essentiel, de recréer des moments de rencontre entre une marque et ses clients, ses partenaires et aussi et surtout ses collaborateurs. Le télétravail, certains ont adoré, d’autres ont détesté, et peu d’entre nous envisagent la rentrée avec sérénité.

Moi, personnellement, il m’est de plus en plus pénible de ne presque pas voir mes clients, et n’être en contact avec eux que par e-mail, zoom ou téléphone. Cela manque de nuances, de silences, de regard, de rire ou de sourires et, finalement, cela nuit à la compréhension qu’on a de l’autre.En interne, il est plus que jamais nécessaire de remobiliser. Il s’agit là d’un véritable enjeu de RH et de communication destiné à rassembler, rassurer, motiver, fédérer.À nous, agences, d’imaginer des événements qui devront bien sûr être agiles et s’adapter au jour le jour aux contraintes budgétaires et sanitaires incertaines, mais qui devront avant tout être des expériences mémorables, motivantes, enthousiasmantes, rafraîchissantes, inspirantes… et humaines. Se voir… Que ce soit pour deux heures ou soixante-douze heures, en petit groupe, dans un musée, une boutique, en forêt, en montagne, à la terrasse d’un resto du quartier. Se voir, peut-être moins, mais mieux. Je pense qu’on a tous besoin de se retrouver, ailleurs que sur Zoom ou dans une réunion masquée !