À l’horizon de la rentrée 2022, le campus comptera parmi ses étudiants des boursiers issus du programme Imagine Fellowship, initié par Adrien Nussembaum (H.01).

« Imagine all the people livin’ life in peace ». Ces mots sont bien les paroles de la chanson mondialement connue de John Lennon mais ils sont aussi le slogan d’Adrien Nussembaum, déterminé à mettre le business au profit de la paix. « J’ai fait une donation qui doit permettre de financer plusieurs bourses à partir de l’année prochaine. En échange de leur scolarité à HEC, ils devront monter un business qui, potentiellement, peut apporter la paix », nous confiait il y a quelques mois déjà Adrien Nussembaum, tout juste élu HEC de l’année notamment grâce à l’entrée de sa start up Miralk, dans le cercle très fermé des licornes européennes. « Ce projet me vient d’une sensibilité dont j’hérite comme j’appartiens à une famille juive ashkénaze très marquée par la seconde guerre mondiale », nous confiait celui qui croit en la redistribution choisie.

« On n’est pas des humanitaires »

Le procédé est aussi simple qu’il est innovant et pourrait être déterminant : accorder une bourse à quelques étudiants issus de pays en guerre, d’un territoire en proie aux luttes ethniques ou encore, qui en ont été les victimes collatérales. Parmi les critères de sélection, les boursiers du programme « Imagine Fellowship » devront présenter les capacités d’entrée à la grande école en L3, même s’ils ne sortent pas du circuit traditionnel des prépas. Une fois sur le campus, ils auront un professeur tutélaire qui devrait les accompagner tout au long de la réalisation de leur projet qu’il soit une initiative locale ou une entreprise de plus grande ampleur. Mais aussi ces jeunes, surement immigrés en France, jusqu’alors malmenés par des existences conflictuelles doivent avoir une idée qui conjuguent le business et la paix. « L’idée est que HEC contribue à la réflexion suivante : comment le business peut arrêter les conflits et prévenir la guerre ? Par exemple, si l’on créé des entreprises qui font travailler ensemble des ethnies qui d’habitude se battent l’une contre l’autre, ça peut aider à trouver le chemin qui mène vers la paix. Pour éviter la guerre, il faut que le gens se connaissent et n’aient pas peur les uns des autres », affirme Adrien avant d’ajouter « on n’est pas des humanitaires. On veut aider les gens à monter des business qui servent la paix. »

Le soutien de l’école

Soutenu à 100% par Élocïc Peyrache, Adrien et l’école espèrent récolter d’autres financements, notamment au cours de la grande soirée des mécènes pendant laquelle le projet sera présenté. « Après tout, on ne sait jamais, tout est possible. Cette première graine qu’on plante peut pousser très haut. On finira peut-être par créer une fondation ‘HEC pour la paix’, par être rejoint par d’autres grandes écoles à travers le monde et même par obtenir le prix Nobel de la paix !», imagine Adrien.

Si John Lennon finissait sa chanson par « you may say I’m dreamer », nous on est sûr qu’il ne sera pas le seul à rêver à ce que cette graine plantée devienne un baobab.

Par Daphné Segretain

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