Près de deux ans de crise sanitaire ont profondément changé le rapport au travail et à son environnement. L’entreprise n’est plus un lieu unique, elle devient un écosystème de lieux réels et virtuels. Une structure à géométrie variable, ouverte à des solutions de travail plus souples et moins coûteuses.

L’entreprise de demain sera hybride ou ne sera pas. En France, dès le premier confinement, 47 % des salariés travaillaient de chez eux selon l’Insee. Alors que les entreprises ont adapté leurs méthodes de travail pour faire face à une situation inédite, Ubiq, spécialiste des solutions de bureaux flexibles, dévoile pour nous la nouvelle réalité avec laquelle les entreprises doivent composer.

Le bureau opéré, une offre nouvelle de flex office

Au-delà des grands bureaux sur mesure gérés par les géants du coworking, un grand nombre d’offres de bureaux aménagés, clés en main, pour des équipes de moins de 20, 50 ou 100 personnes sont aujourd’hui proposées à Paris. De telles offres commencent également à émerger à Lyon ou à Marseille. «À l’heure actuelle, on estime ainsi que l’offre de bureaux opérés – des espaces collaboratifs gérés par un tiers – représente plus de 3% de l’offre dans certains quartiers de Paris. À titre de comparaison, la part de bureaux de ce type à Londres est passée de 0,5% du parc en 2015 à 6% fin 2020», indique Medhi Dziri (H.15), directeur général d’Ubiq, une équipe commerciale qui déniche les nouveaux espaces de travail pour de grandes entreprises telles que Vinci, Nike ou l’Occitane.

La sous-location, l’autre marché du bureau flexible

Avant même le début de la crise sanitaire, le taux d’occupation des bureaux était en moyenne de 60%, et le marché de la sous-location de bureaux s’était considérablement développé. Aujourd’hui, de nombreuses offres de souslocation de bureaux de plusieurs centaines, voire milliers de mètres carrés complètement privatifs fleurissent sur le marché. Ce sont souvent des plateaux entiers et parfois des immeubles indépendants qui sont placés en sous-location, car la crise sanitaire et le développement du télétravail ont fait que de nombreuses entreprises sont tenues par des baux commerciaux qui ne sont plus adaptés à leurs besoins. «La sous-location constitue souvent une offre de bureaux attractive, car elle est accessible à prix raisonnable, estime Medhi Dziri. Le plus souvent, les contrats sont flexibles et les bureaux loués clés en main. Cette révolution des modèles économiques de l’immobilier tertiaire pose la question de la valeur utile des mètres carrés de l’immobilier tertiaire. » Longtemps attendue, c’est finalement à marche forcée que la transformation du secteur se fera, imposée par la révolution des usages du travail subséquente à la crise sanitaire.

Published by La rédaction

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