Le Blues du chat, mon nouveau roman, vient de paraître au Seuil. Il m’aura fallu du temps pour venir au polar… comme autrice et comme lectrice. J’ai découvert le genre, contre lequel j’avais quelques préjugés, au moment où je prenais le TGV Lyon-Paris chaque semaine. Le roman de gare, au sens propre. Très vite, je suis convertie : dans ce genre protéiforme, le pire côtoie le meilleur (comme en littérature dite blanche). Si bien qu’après deux essais et deux romans, je publie un polar, puis un deuxième. Avec grand plaisir : la contrainte, on le sait, stimule la créativité. Le Blues du chat est un policier, donc, mais avant tout un livre drôle. L’histoire d’un trader reconverti aux fours solaires, d’un prêtre attachant mais pas très conforme, d’une commissaire grande gueule et d’un adjoint un rien donquichottesque … prompt aux envolées lyriques, mais qui devient aphone en entendant l’expression « balance ton porc ». Bref, vous l’aurez compris : l’écriture est aussi, pour moi, un moyen de mettre mon grain de sel…