Ils en avaient rêvé… Ils l’ont fait! Un groupe d’une trentaine d’aventuriers prêts à tout (alumni membres du Club Luxe & Création et leur conjoint·e) ont pris la route de la Cité éternelle pour un séjour mémorable en mai dernier.

Un programme mêlant tourisme et rencontres professionnelles dans le secteur du luxe et de la mode avait été préparé par une équipe d’organisateurs chevronnés – merci notamment à Gilles Charousset (E03) ! –, membres du bureau du Club. Il s’agissait de faire aussi bien que les fameux voyages organisés par notre camarade et ami Éric de Rugy (H.75) ! Autant dire que la barre était haut placée. Voyons donc de quoi il s’est agi. Tout d’abord, côté métiers, nous avons eu, dès le premier jour,  le privilège d’être reçu par Serge Brunschwig, le CEO de Fendi, dans le splendide Palazzo della Civiltà Italiana. Serge nous fit admirer Rome depuis la terrasse du palais avant de nous introduire au très exclusif atelier fourrure de la célèbre maison qu’il dirige. Puis, dans l’après-midi, nous fûmes reçus via Condotti au siège de la Maison Bulgari par notre camarade Antoine Pin (H.93), Watches Division Managing Director de ce fleuron world class de la joaillerie. Antoine nous en fit découvrir la superbe boutique, navire amiral de la marque, et nous présenta, dans cette ambiance glamour et raffinée si typique de la culture italienne, quelques-uns des nouveaux modèles qu’il vient de lancer. Deux grands noms du luxe, deux références italiennes, appartenant à LVMH, le séjour commençait bien ! Il faut dire qu’entre ces deux visites, nous avions été à la découverte du temple de Vénus et de Rome, construit sous le règne d’Hadrien. Ce temple, le plus grand de Rome par sa superficie, récemment restauré grâce à la générosité de Fendi, surplombe le Colisée dont il permet d’avoir une vue impressionnante. Nous avions eu le matin, dès potron-minet – car nous n’étions pas là que pour le tourisme ! – une conférence du même Antoine, sur son expérience au sein de Bulgari et sur sa stratégie de développement. Bel exemple de vision et d’engagement ! Après un échange avec Cyril Buzut (H.94), CFO de Brioni (du groupe Kering), grande maison de mode masculine, et avec Pietro Innocenti, CEO de Porsche Italia (qui nous rappela qu’HEC collabore avec sa firme, à Stuttgart, à un programme de formation en management), nous eûmes la conviction du devoir accompli ! Le lendemain, bien que consacré à la présence de notre pays dans la ville éternelle, la journée commença par une passionnante conférence de Tiziano Vudafieri, architecte et designer milanais, spécialiste du retail pour les marques de luxe et époux de notre camarade Catherine Vautrin (H.83), Chief Marketing Officer de Salvatore Ferragamo. Puis, deux temps forts nous furent offerts :

Italie

 

Visite du palais Farnese

La visite privée du palais Farnese, siège de l’ambassade de France : Monsieur l’Ambassadeur Christian Masset et son épouse nous firent découvrir eux-mêmes ce chef-d’œuvre de l’architecture Renaissance sur lequel tout a été dit et écrit mais la réalité dépasse l’imagination tant on est en présence d’une œuvre majeure, aboutie, dont les qualités de proportions, d’équilibre et de raffinement sont proprement stupéfiantes. Profitons de ce moment pour remercier notre camarade Olivier Mellerio (H.68), fondateur du Club Luxe & Création et participant au voyage, de nous avoir mis en relation avec Son Excellence ! À l’issue de cette visite, Frédéric Kaplan, ministre conseiller pour les Affaires économiques, nous accorda un très riche entretien sur les relations entre France et Italie actuellement au beau fixe, favorisant, de ce fait, des échanges croisés réguliers avec l’Allemagne, nos trois pays formant un socle historique essentiel au développement et à la stabilité de l’Europe. Un autre temps fort fut la visite de la villa Médicis, siège de l’Académie de France à Rome. Nous nous souviendrons longtemps de cet élégant palais posé au-dessus de la Piazza di Spagna, des jardins qui l’entourent, jouxtant la villa Borghese. Quel endroit idéal pour accueillir ces artistes et créateurs qui viennent y travailler et perpétuer la tradition de la présence culturelle française sur les bords du Tibre ! La journée se termina par un dîner de gala où nous rejoignirent une dizaine de convives, camarades basés en Italie et leurs conjoints et un retour sous les étoiles du ciel de Rome, caressés par une douce brise venant de la mer Tyrrhénienne toute proche.

Le dimanche, en route pour Caravage et les thermes de Caracalla avec, pour commencer, la visite de l’église Saint-Louis-des-Français qui abrite trois tableaux du grand Caravage, dont le magnifique La Vocation de saint Matthieu où le maître lombard est au sommet de son art dans le traitement révolutionnaire de la lumière et de l’expression des personnages. Puis, dernière étape avant la fin de notre séjour pour la majorité d’entre nous – accompagnés par un guide talentueux, italien parlant un parfait français, archéologue et comédien –, la découverte des thermes de Caracalla dont l’imposante silhouette de briques semble défier les siècles. Considérés à leur ouverture en 216 comme le plus grand complexe de bains de l’antiquité, ils offrent une vision de ce que la Rome antique devait offrir en termes (pardon, on ne pouvait pas ne pas faire celui-là !) de sociabilité et de services. Profitant de l’occasion, un petit groupe d’entre nous était allé assister ce matin-là, sur la place Saint-Pierre au Vatican, à la longue et belle cérémonie de canonisation de Charles de Foucauld et avait pu saluer de près, à son passage, le Pape François, après un détour par l’élégante Piazza Navona. Pour d’autres, accueil de Fabrizio Romano sur la terrasse de l’hôtel, fondateur avec notre camarade Olivier Mellerio de l’Irefi (Institut pour les relations économiques France-Italie), un institut indépendant qui œuvre au rapprochement d’entreprises et aux relations d’affaires entre Français et Italiens : proches culturellement, ils le sont beaucoup moins dans leur comportement psychologique et, dans le monde de l’entreprise, doivent parvenir à harmoniser « la rigueur cartésienne française et la ferveur émotionnelle italienne ». Enfin, un supplément passionnant pour une dizaine d’entre nous restés à Rome un jour de plus, lundi 16 mai : une rencontre d’une heure avec sœur Nathalie Becquart (H.92), appelée en 2021 par le Pape François au poste de sous-secrétaire du secrétariat du Synode des évêques. Nathalie, numéro 2 de cette institution consultative de l’Église catholique, est ainsi devenue la première femme de l’histoire à avoir droit de vote à l’assemblée des évêques. Sa mission, qu’elle nous exposa en termes clairs et très inspirants, consiste en un dialogue très ouvert avec les diocèses et les membres d’autres religions, à remonter des propositions pour le Synode des évêques, rassemblement destiné fin 2023 à préparer l’avenir de l’Église. Rome était belle, chaleureuse, accueillante, sensuelle. Nous avons été séduits et enchantés par son atmosphère conviviale et heureuse, ce mélange de fantaisie et de bienveillance propres à l’Italie. Une vraie dolce vita, davvero !

Alain Caradeuc (H.70) et Eric Blanche (H.74).

Published by La rédaction

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