Hommage à Edwige Potron (HJF.66)

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Il y a tant de choses pour célébrer le souvenir d’Edwige Potron, née Doubine, le sourire et la joie de vivre personnifiés. Elle était tellement exceptionnelle et pétillante. Edwige Potron, HEC JF 1966, s’est éteinte le 16 mars 2021 à la suite d’une longue maladie. Elle n’a jamais pu accepter la mort de son mari, Yves, décédé brutalement en 2015. Depuis, la vie d’Edwige avait perdu ses couleurs et la maladie a pris le dessus. 

Sur les photos de ses jeunes années HEC, retrouvées grâce à ses camarades et surtout grâce à cet immense réseau HEC auquel Edwige était tellement fière d’appartenir, je retrouve celle que j’ai connue à partir de 2000 : intelligente, généreuse, souriante, un peu timide, un peu espiègle… tout est dans son regard. Elle savait garder la tête haute en toute situation. Elle savait écouter les autres, mais elle parlait peu d’elle-même. Pourtant, elle avait beaucoup à raconter : des postes à responsabilités, pas faciles à décrocher pour une femme à cette époque, de nombreux séjours à l’étranger, des rencontres exceptionnelles … La vie souriait à Edwige. 

Edwige a été chef du service des études économiques du syndicat national de l’industrie pharmaceutique. Elle a ensuite créé un bureau de consultant aux USA. En 1981, elle a rejoint le secteur bancaire comme chargée des relations interbancaires de la Saoudi European Bank. En 1983, elle a intégré la Société de Banque Occidentale.  

Edwige Potron a également été membre fondateur et administrateur de l’association Femmes et finances. Elle a été trésorière du groupement des professionnels de la finance et membre associé du cercle des banques étrangères en France. 

En 1997, Edwige a fondé sa propre structure de conseil et de formation, le Cabinet Potron, à l’aide duquel elle a formé de nombreux professionnels de la finance et de l’immobilier. Elle a également travaillé pour le Magazine Fusions & Acquisitions en tant que journaliste senior. Elle m’a formée et m’a donné confiance, tout comme elle l’a fait pour un grand nombre d’autres jeunes professionnels, dans différents domaines d’activités et dans différents pays. 

« C’est avec une profonde tristesse que je viens d’apprendre le décès de notre camarade Edwige, le sourire et la joie de vivre personnifiés. Que d’entrain et de souci de l’autre chez cette pétillante représentante du beau Pays du Cèdre … J’ai à son égard une reconnaissance toute particulière, celle en fait de trois camarades d’HEC – dont mon futur époux – qui comptaient faire leur voyage d’étude de fin de deuxième année au Liban, mais n’avaient aucun point de chute à Beyrouth. Je m’en ouvris à Edwige qui, non contente de me donner un conseil ou même une recommandation, me répondit instantanément que la maison de ses parents leur était grande ouverte : exceptionnel sens de l’hospitalité des méditerranéens, auquel Edwige ajoutait sa spontanéité, sa chaleur et même sa fougue ! Elle ne connaissait aucun de ces trois garçons, et déjà elle leur ouvrait la porte de son appartement familial, avenue de France ! », écrit l’une de ses camarades d’HEC.  

« L’annonce du décès d’Edwige m’a beaucoup touchée, car j’ai gardé d’elle le souvenir d’une camarade très attachante par sa personnalité. Elle était toujours très gaie mais, derrière cela, je ressentais une vraie profondeur et aussi sans doute une souffrance de son histoire familiale », se souvient une autre de ses camarades. 

Quelle immense joie de te retrouver dans ces quelques fragments de souvenirs. 

Ton arrivée en tant que banquière, formatrice ou journaliste était toujours un immense cadeau pour ton entourage. Ton talent, ton esprit vif et ton intelligence exceptionnelle nous accompagnent encore aujourd’hui. Repose en paix, Edwige. 

Marina Guerassimova