Le 11 septembre dernier, 75 participants ont assisté à cette conférence, sur le thème : « Financiers d’entreprise, Quelles compétences pour quel job aujourd’hui et demain ? » organisée pour HEC Finance d’Entreprise par nos camarades Olga Le Blanc-Tyl (H.91) et Bruce Cogitore (E.08) chez notre camarade Bernard Tézé (H.85) du cabinet DS Avocats.

Les intervenants étaient : Fabrice Coudray, Managing Director Robert Half Executive Search ; Julien Badiola, Principal Korn Ferry, et membre des practices Global Financial Officers et Private Equity ; Sabine Bechelani, Managing Director Accenture, Finance Enterprise & Performance Lead – Talent & Organisation Lead ; Mme Soubrier, DRH Métiers Financiers Groupe SNCF.

Le premier constat de nos intervenants a été sur le marché actuel de l’emploi des cadres, désormais quasiment en plein emploi (moins de 5 % de non-emploi). Spécifiquement, le taux de « création de poste » est passé à 26 % des missions confiées aux chasseurs, contre 5 % auparavant. Parallèlement à cette dynamique, les clients sont toujours plus structurés – allant parfois jusqu’à recruter des chasseurs de têtes en interne – et très spécifiques dans les profils recherchés : encore plus de diversité, tant pour de la mixité que pour la diversité des expériences internationales.

Il n’y a plus de « voie royale », comme l’audit interne, mais il y a toujours une prime à l’expérience en gestion du changement et à la « cohérence de carrière » (secteur, fonction). Une expérience sectorielle peut même permettre désormais d’être légitime sur un premier poste en Private Equity alors que les fonds refusaient auparavant tout candidat sans… précédent poste en Private Equity.

Par ailleurs, il y a des postes que les grands groupes ne trouvent plus forcément en interne, car leurs profils corporate sont souvent trop spécialisés et les profils opérationnels sont sans expérience de siège suffisante. Ceci inclut même des postes de Group DAF et ouvre de nouvelles opportunités aux candidats externes. La SNCF a bien identifié ce besoin de double compétence et planifie des allers-retours siège / opérations pour ses financiers. Dans les nouveaux profils recherchés, on trouve de plus en plus de postes de DAF incluant des responsabilités opérationnelles et donc moins de chasses de COO (Chief Operating Officer / Patron Opérations). Le digital et l’automatisation réduisent la taille des équipes et augmentent les attentes de valeur ajoutée pour le DAF. Selon Accenture, même si le métier de comptable disparaît peu à peu, le DAF reste garant de la donnée et récupèrera à ce titre la responsabilité des « data scientists ». Idem pour la cybersécurité.

En conclusion, le DAF devient de plus en plus « caméléon », très mobile, entretenant sa curiosité et ouvert au changement. Il y a derrière cela un vrai challenge en matière de savoir être plus que de compétences. Un autre challlenge pour le DAF sera celui de devenir acteur de la Finance verte. Pourquoi ? Comment ? Rendez-vous le 19 mars pour en discuter en personne avec Pascal Quiry.

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