Forte d’une compétence nationale qui fait l’unanimité dans le domaine de l’administration judiciaire, FHB se positionnera prochainement aussi sur la fiducie. Hélène Bourbouloux (H.95), associée fondatrice de l’étude FHB, et Théophile Fornacciari (H.13) nous en disent plus.

Depuis votre création en 2007, le monde du restructuring a connu de nombreuses évolutions. Quelles sont-elles et comment ont-elles impacté votre positionnement ?

Depuis 2007, l’une des principales évolutions de notre métier s’est observée avec la crise financière et le nombre important de LBO en difficulté. Cette tendance s’est caractérisée par une vague de restructurations de dettes financières dans le cadre de procédures amiables que sont le mandat ad hoc et la conciliation. Très vite, FHB, qui disposait déjà d’une forte expertise financière en matière de restructuration de dettes sur des dossiers français et transfrontaliers, a renforcé son positionnement sur cette activité. Depuis 2005, ce mouvement a été encouragé par le législateur, avec des réformes quasiment tous les deux ans visant à encourager le traitement des difficultés dans un cadre amiable et confidentiel. À la suite de cet épisode conjoncturel lié à la crise financière, nous observons depuis 2013 un retour aux restructurations opérationnelles dans le cadre de procédures judiciaires, notamment dans le secteur du retail et industriel, avec certes des problématiques financières, mais qui sont surtout liées au business model et avec un impact social fort (plan social). Fort de cette diversité de nos missions, FHB a vocation à couvrir l’ensemble des métiers de l’administrateur judiciaire : du LBO en difficulté avec une forte dimension financière et un volet transfrontalier aux TPE et PME en difficulté, qui constituent une part essentielle de notre activité. Dans cette logique, nous avons développé des pôles de compétences très spécialisés : un pôle prévention qui s’appuie sur notre expérience des dossiers financiers, un pôle social dédié à la restructuration sociale et un pôle civil (administration provisoire, gestion de copropriétés en difficulté et, demain, la fiducie). D’ailleurs, nous sommes un des rares acteurs du marché à avoir développé notre activité par des pôles spécialisés d’experts. Notre objectif est d’exercer pleinement notre métier de gestion de biens d’autrui et tiers de confiance en situation spéciale.

“Le fiduciaire, comme l’administrateur judiciaire, est un tiers de confiance en situation spéciale présentant les plus hauts standards de sécurité et garanties”

Aujourd’hui, vous vous positionnez également sur l’activité de Fiducie. Pouvez-vous nous rappeler de quoi il s’agit ? Pourquoi ce choix ?

L’activité fiduciaire consiste à transférer la propriété d’actifs gérés par un fiduciaire pour le compte de bénéficiaires dans le cadre d’une gestion pure ou à titre de garantie d’une obligation. Le fiduciaire a un rôle de tiers de confiance en situations spéciales, que celles-ci résultent de problématiques de gouvernances ou de difficultés financières. Parce que la gestion des biens d’autrui pour compte de tiers est le métier historique de l’administrateur judiciaire, c’est très naturellement que nous avons fait le choix de nous positionner sur la fiducie, à travers l’association de Théophile en qualité d’avocat fiduciaire, dans le cadre d’une société pluriprofessionnelle qui est en cours d’inscription auprès de nos ordres respectifs. En effet, nous percevons des synergies fortes entre l’activité du fiduciaire et de l’administrateur judiciaire sur le plan de la gestion des processus et des compétences grâce à notre équipe dédiée à l’administration provisoire. Enfin et surtout, le fiduciaire, au même titre que l’administrateur judiciaire, doit pouvoir exercer sa mission en toute indépendance. Aussi, afin de préserver cette indépendance et anticiper tout risque de conflit d’intérêts, nous nous sommes imposé deux règles claires : Théophile ne sera jamais fiduciaire dans les mandats FHB exercés par les autres associés, et il n’exercera du métier de l’avocat que celui lié à l’activité de fiduciaire.

FHB est une étude d’administrateurs judiciaires créée en 2007. Elle comptera 8 associés dont 1 dédié à la fiducie, une soixantaine de collaborateurs et 12 implantations en France.

Concrètement, que proposez-vous ? Comment vous distinguez-vous à ce niveau ?

En coopération avec les conseils des parties (avocats ou notaires notamment), Théophile et son équipe interviennent sur tous les aspects du montage fiduciaire : au stade de la structuration, de la gestion du patrimoine fiduciaire et du débouclage de l’opération, en ce compris la cession éventuelle des actifs. La distinction de l’offre FHB vient essentiellement des synergies techniques et opérationnelles avec notre métier d’administrateur judiciaire, et de professionnels du droit, du chiffre et de la gestion de situations spéciales et notre culture de la gestion transparente, ultra-sécurisée, contrôlée et indépendante.

En parallèle, quels sont les autres sujets qui vous mobilisent actuellement ?

FHB connaît une croissance continue. Dans ce cadre, nous associons nos collaborateurs qui souhaitent passer leur examen d’administrateur judiciaire et réaliser leur projet professionnel, quel que soit leur souhait d’implantation sur tout le territoire national. Aujourd’hui, nous disposons de 12 bureaux nationaux. Récemment, notre associé Sylvain Hustaix a repris les activités d’un confrère installé dans le Sud-Ouest en exploitant les 4 bureaux s’y trouvant, tandis que Benjamin Tamboise associé également en 2018 engage le développement dans le nord de la France avec un bureau récemment ouvert à Boulogne-sur-Mer.

Hélène Bourbouloux (H.95) est licenciée en droit. Administratrice judiciaire, elle crée sa première société en 2002 avant de fonder l’étude FHB en 2007. Auteur, conférencière et enseignante, elle est spécialisée en restructuration et réorganisation d’entreprises. Elle est intervenue sur des dossiers aussi emblématiques que Fagor Brandt, Vivarte ou, encore CGG.

Théophile Fornacciari (H.13) est également titulaire d’un Master 2 en Droit des Affaires et du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat. Il débute en tant que collaborateur d’administrateur judiciaire, et réussit l’examen d’accès au stage en 2017. En 2019, il rejoint FHB afin notamment d’y développer l’activité d’avocat fiduciaire et d’y diriger le pôle Administrations Provisoires.

Published by La rédaction

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