Abstract Une large part de la recherche en économie et en gestion est aujourd’hui de nature empirique et computationnelle. Ainsi, l’activité du chercheur dans nos disciplines consiste principalement à analyser des jeux de données à l’aide d’outils informatiques. Or, trop peu de chercheurs mettent à disposition les codes informatiques et les données utilisés dans le cadre de leurs recherches. Et quand ils le font, rien ne garantit que leurs résultats soient reproductibles. La situation peut être améliorée en recourant à une agence de certification qui agit en qualité de tiers de confiance. Cascad (www.cascad.tech), la première agence de certification de la reproductibilité de la recherche scientifique, a été créée à HEC, en collaboration avec le CNRS et l’Université d’Orléans. Science, 2019, vol. 365 n° 6449. 3 questions à Christophe Pérignon, doyen associé en charge de la recherche à HEC Comment en êtes-vous venu à réfléchir à la reproductibilité de la recherche ? Les chercheurs produisent de la connaissance. Dans le cadre de leurs recherches, ils utilisent des outils informatiques, réalisent des études empiriques et obtiennent des résultats qu’ils tâchent de publier dans les meilleures revues scientifiques. Une fois les résultats publiés, la plupart des chercheurs passent à autre chose. Mais les conclusions doivent faire leur chemin, être utilisées par d’autres chercheurs ou valorisées économiquement par des start-up. Or bien souvent, ceux qui tentent de reproduire les résultats de ces études rencontrent des difficultés, dues au fait que les chercheurs n’ont pas suffisamment décrit les étapes de leurs protocoles ou n’ont […]

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