Le « slash » est le nom anglais de la barre oblique qui sert à noter une fraction ou une alternative. Par extension, « slasher », c’est le fait d’exercer plusieurs métiers en même temps. Ce que certains considèrent comme un zapping symptomatique de la génération Netflix peut aussi élargir les horizons. Quelques conseils pratiques pour slasher en beauté.

Ayez de bonnes raisons de slasher

Si vous vous définissez comme un généraliste, vous souffrez peut-être du complexe du « couteau suisse » : vous jonglez avec de nombreux sujets d’intérêt au lieu de vous concentrer sur un seul… Bref, vous n’avez rien d’un(e) spécialiste. Une faiblesse ? Ce n’est pas si sûr : vous êtes aussi plus créatif, plus agile et capable d’associations d’idées qui échappent à vos pairs plus spécialisés. C’est en tout cas la théorie que soutient David Epstein dans son dernier essai Range : Why Generalists Triumph in a Specialized World.

Gérez bien votre calendrier

Autant le dire tout net : si vous choisissez de mener de front plusieurs activités, la gestion du temps va constituer votre défi majeur. Si vous exercez un de vos métiers en tant que salarié, vos RTT risquent fort d’y passer. Et si vous avez un statut d’indépendant pour chacune de vos activités, il va falloir apprendre à jongler avec des délais et des rythmes de travail parfois difficilement compatibles. C’est le lot du slasheur : souvent sacrifier ses soirées et ses congés. C’est une contrainte importante en termes de temps, et c’est la raison pour laquelle la vie de slasheur est plus facile lorsqu’on exerce ses métiers par passion.

Pensez “fertilisation croisée”

Dit comme ça, cela ne fait pas forcément rêver… Mais le fait est que s’adonner à des activités diversifiées permet de développer des compétences transverses, qui se nourrissent de différentes idées et façons de faire. Cumuler les missions et les centres d’intérêt enrichit votre point de vue, votre mode de réflexion et votre manière de travailler. En se confrontant à des univers éloignés, on développe des passerelles mentales. C’est ce qui permet de réfléchir autrement, et parfois de trouver des solutions dans des situations qui, pour vos collègues, paraissent sans issue. En somme, « 1+1 =3 ».

Activez le mode avion

Entre deux missions et une semaine de travail salarié (si c’est le mode de slash que vous adoptez), déconnectez… pour de vrai. Sans Wi-Fi ni 4G. Laissez votre cerveau se reposer, à trop bouillonner… il pourrait exploser !

Faites les choses avec plaisir

Ne perdez pas de vue votre intérêt : slasher, c’est avant tout un moyen de s’épanouir ! Si vous sentez que la corde va lâcher, c’est probablement que l’heure du choix a sonné. Levez le pied sur le cumul des mandats, et mettez de l’ordre dans vos priorités.

Stéphanie Pfeiffer (H.15)
Diplômée d’HEC en 2015, Stéphanie a été entrepreneuse avant de rejoindre l’association HEC Alumni en tant que Lifelong Learning Manager. Également photographe et poète, elle est la fondatrice du blog Gueules de Parisiens, et a créé sa propre agence de storytelling.

Avec un format inédit pour un magazine d’alumni, HEC Stories se donne pour ambition de mettre en lumière une communauté de diplômés diverse et internationale. Véritable porte-voix des HEC qui cherchent à avoir un impact positif sur le monde, ce magazine permet également à tous de conserver facilement un lien avec l’école et ses camarades : soutenez le magazine de votre école, abonnez-vous à partir de 40 euros par an.