AgenT, une jeune start-up de biotech, s’appuie sur un nouveau modèle animal pour faire avancer la recherche de traitements contre Alzheimer. L’enjeu numéro un : dépister la maladie dans sa phase silencieuse, avant l’apparition des premiers symptômes. agenT, c’est le nom de code d’un rat de laboratoire qui permettra peut-être, demain, de trouver un traitement contre la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative, qui affecte la mémoire et les facultés cognitives, touche 1 million de personnes en France et 45 millions dans le monde. Un mal incurable, et un drame pour de nombreuses familles. La start-up AgenT est née de la rencontre entre Baptiste Billoir (H.15) et Jérôme Braudeau, docteur en neurosciences. Baptiste voulait monter un projet qui avait du sens. Jérôme, scientifique mais pas businessman, avait besoin d’un allié. Ensemble, ils développent le premier diagnostic sanguin permettant de détecter Alzheimer avant l’apparition des symptômes. Diagnostic en phase silencieuse « Actuellement, on diagnostique la maladie entre 65 et 75 ans, souligne Jérôme. Pourtant, on sait qu’elle commence au moins vingt ans avant. Or c’est sur la première phase de la maladie qu’un traitement pourrait être efficace. » Mais pour tester un traitement sur des patients en phase « silencieuse », il faut être capable d’établir un diagnostic précoce de la maladie. Jusqu’à présent, on ne savait pas le faire, faute d’un modèle animal fiable. Jérôme crée alors, dans son laboratoire, un rat capable de reproduire la progression de la maladie sur l’intégralité de la vie, comme chez l’homme. « Le but […]

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