Dîner des entrepreneurs de l’IA à l’Élysée : où sont les femmes ?
Lors du récent dîner organisé à l’Élysée autour de l’écosystème français de l’intelligence artificielle, la table rassemblait les leaders de l’innovation et de la tech. Parmi toutes ces voix influentes, un constat s’impose : peu de femmes. Édito de Tatiana Jama (M.08) cofondatrice de SistaFund.
Compter
Il faut compter les femmes pour que les femmes comptent.
Car la data annule le bruit.
La mesure précède l’action.
Quand on regarde certaines listes d’invités, certaines photos économiques, le calcul est rapide.
Très rapide.
Ce qui est troublant, c’est le décalage.
J’ai l’impression de vivre dans une réalité parallèle :
Chez SISTA et SISTAFUND, nous passons nos journées avec des fondatrices, des équipes mixtes, des entrepreneures qui lèvent, des chercheuses qui dirigent, qui performent.
Dans notre quotidien, la parité n’est pas un combat. C’est une réalité opérationnelle.
Et puis il y a ces tables où le temps semble avancer autrement.
Je vois parfois passer des clichés du monde économique.
La seule évolution visible paraît presque capillaire.
Moins de cheveux ? Toujours peu de femmes !
Tant qu’on ne compte pas, on peut se raconter que tout va bien.
Que le mérite suffit.
Que le vivier manque.
Je repense souvent à cette phrase de Françoise Giroud :
“Je crois aujourd’hui que ceux qui font eux-mêmes les questions et les réponses ont simplement peur dans le noir.”
Compter, au fond, c’est allumer la lumière.
Ce n’est ni accuser ni opposer.
C’est regarder.
Et quand on regarde vraiment, on découvre que les talents sont là.
S’il faut aider à faire des listes d’invités, nous sommes à disposition !
Les listes paritaires existent déjà.
Alors, on allume la lumière ensemble ?
Co fondatrice Sista – Fondatrice & Managing Partner SISTAFUND
Published by Daphné Segretain