Pierres angulaires d’une économie sans carbone, les batteries au lithium ont fait une vraie percée sur le secteur de la mobilité. Mais leur durée de vie limitée, l’impact environnemental de leur fabrication et leur teneur en métaux rares (lithium, cobalt, manganèse…) posent problème.

Pour optimiser leur usage, la start-up Bib Batteries, fondée par Pierre Amans Lapeyre (H.21) et Martin Vaz (M.21), assure le suivi de ces appareils pour ses clients. Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle, Bib Batteries évalue l’état des batteries d’une flotte de véhicules et propose la solution la plus adéquate pour leur fin de vie : réparation, revente (pour des usages moins intensifs) ou recyclage.

 

Les solutions de réemploi et de recyclage doivent être attractives d’un point de vue financier. Sinon, il ne se passera rien.

 

« Le nerf de la guerre, c’est de faire que ces solutions soient attractives d’un point de vue financier. Sinon, il ne se passera rien. » Un enjeu crucial, puisqu’avec des durées de vie de deux à cinq ans pour les batteries de vélos ou de huit à quinze ans pour les voitures, le secteur s’attend à voir déferler « un véritable tsunami de batteries usées à partir de 2025 ». La Commission européenne vient d’ailleurs d’adopter une nouvelle réglementation qui imposera aux constructeurs d’inclure un quota de matériaux recyclés et de faciliter la réparation de leur matériel. De quoi mettre la filière du recyclage sous tension.

Published by