L’entrepreneuriat avec Mahault de Guibert (M.13), co-fondatrice de La Rosée

De l’idée jusqu’à la réussite en passant par le business model, le chemin de l’entrepreneuriat est pavé d’embûches. Pour comprendre et s’inspirer de ce qu’ont vécu les autres, HEC Stories a choisi d’échanger avec des acteurs du monde agité de la beauté où nos alumni font florès.
Après Flore des Robert, la cofondatrice de La Bonne Brosse, Ning Li (H.06), le fondateur de Typology, Sabrina Herlory (H.02), à la tête d’Aroma-Zone et Fleur Phelipeau (H.09), la fondatrice de D-Lab Nutricosmetics, Paul Michaux (H.15), le fondateur de Prose installé à New York, nous avons échangé avec Mahault de Guibert, cofondatrice de la marque La Rosée ; 4ème sur le marché si concurrencé de la dermocosmétique.
1. Construire son idée
L’idée de La Rosée est née sur le campus d’HEC ! Avec mon associée Coline Bertrand nous étions toutes deux pharmaciennes et nous sommes rendu compte il y a dix ans que nous étions à l’aube d’une révolution cosmétique. Les clients commençaient à nous poser des questions et se renseignaient davantage sur ce qu’ils mettaient sur leur peau. Nous avons donc réfléchi à une entreprise transparente, une marque saine qui pense à la planète et qui serait vraiment naturelle.
2. Construire son business modèle
Notre business modèle était une évidence depuis son lancement, puisque nous avons construit La Rosée sur mesure pour la pharmacie. Ça a toujours été le cœur de la construction de notre marque.
3. S’associer… ou pas
Certains entrepreneurs pensent que s’associer, c’est le début des problèmes et d’autres à l’inverse pensent que se lancer seul c’est mission impossible. Il y a deux écoles. Dans mon cas, je n’aurais jamais pu y arriver seule. Nous sommes meilleures amies, associées à part égale dans l’entreprise et tellement complémentaires, c’est ce qui fait notre force. A mes yeux, c’est à deux qu’on arrive au bout du rêve.

4. S’adapter à l’évolution du marché
Votre projet sera toujours en constante évolution. Personne ne parlait d’éco-responsabilité au lancement de la marque en 2013, mais nous prenions déjà des mesures dans ce sens à nos débuts. 12 ans plus tard, notre objectif est d’aller encore plus loin dans nos engagements écologiques. Nous avons pour dessein de devenir une marque régénérative, c’est-à-dire de donner plus à la planète que ce qu’on lui prend avec par exemple des ingrédients upcyclés et des packagings recyclés et biosourcés.
5. Se servir des années campus
J’ai tout appris sur les bancs de l’école : l’audace de se lancer, la persévérance et la force de caractère, la bonne manière d’être entrepreneur… Sans HEC, nous n’aurions jamais monté La Rosée, c’est grâce à leurs enseignements que nous sommes allées au bout de notre idée.
6. L’importance de la phase de test
Nous travaillions en pharmacie lorsque nous avons développé nos premiers produits, ce qui nous a permis d’affiner notre offre grâce à l’avis des pharmaciens. Mais la phase de test ne s’arrête jamais vraiment, les feedbacks de nos clients sur nos produits nous permettent continuellement de les améliorer.
7. Gérer les échecs
Je n’aime pas voir les difficultés comme des échecs mais plutôt comme des obstacles à surmonter. Ça fait partie intégrante du métier d’entrepreneur et le jeu est toujours de trouver des solutions et plans B pour dominer le problème. Les vrais challenges forgent l’aventure et nous avons bâti notre devise sur ce mantra : « quoi qu’il arrive, toujours rester indécourageables ! ».
Bonus : conseils aux jeunes entrepreneurs
Ecouter son instinct et ne pas trop réfléchir ! Parce que lorsqu’on réfléchit trop au début et si l’on attend que tout soit parfait pour débuter, on ne se lance pas. L’entrepreneuriat c’est ça, on grandit et on apprend sur le tas.
Published by Loane Gilbert