HEC Stories #1 : L’édito de Frédéric Jousset

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Bienvenue dans votre nouveau magazine, HEC Stories. Il prend le relais d’Hommes et Commerce, dont le premier numéro datait de 1952. Le monde a bien changé en soixante-sept ans, et si notre magazine avait subi plusieurs liftings de maquette, son format et son titre n’avaient jamais été remaniés… Or, l’école s’est depuis ouverte sur l’international et les femmes HEC se sont lancées avec succès dans le commerce. Il était donc souhaitable d’avoir un titre unisexe et plus global, qui reflète ces évolutions et raconte les formidables histoires de nos Alumni. Le magazine HEC Stories, devenu trimestriel, volontairement plus luxueux et riche en contenu, se divise en deux parties, sur le modèle des revues d’Alumni comme celle de Harvard. Une partie contenu « papier couché » avec trois maîtres-mots : visuelle, contemporaine, globale. Et une partie « papier bible » consacrée à la vie de chaque promotion et club.

C’est un journal dont vous êtes les lecteurs et les rédacteurs : n’hésitez pas à envoyer toute information, sans vous censurer, sur vos initiatives et celles de vos camarades de promotion à l’adresse : journal@hecstories.fr Ce besoin de changement concerne aussi HEC.

Comme le disait le prince Salina dans Le Guépard à propos du rôle dominant de l’aristocratie : « Il faut que tout change pour que rien ne change. » Pour qu’HEC continue d’être la meilleure business school française, elle a dû revoir profondément ses enseignements, ses alliances et son recrutement… Une étape majeure vient d’être franchie fin février avec la signature de la convention avec l’Institut Polytechnique de Paris (IPP) regroupant l’X et ses écoles d’application. Voilà le plateau de Saclay enfin sorti des guerres picrocholines et réuni autour d’une ambition commune.

Seule ombre au tableau : la photo de la cérémonie de signature a suscité une polémique sur l’absence de femmes à la tête de ces écoles. Si l’image est éloquente et les foudres qu’elle attire légitimes, la critique paraît injuste à l’égard d’HEC, qui a depuis longtemps amorcé une évolution vers la parité (ouverture de HEC JF en 1916, première école du genre, mixité en 1973 – à une époque où les femmes étaient encore interdites à la corbeille de la Bourse !).

Aujourd’hui, les femmes représentent 42 % des étudiants à HEC, un des plus forts taux en France. À titre personnel, je m’engage à favoriser des candidatures féminines pour me succéder à l’association, à la fin de mon mandat. Le Comité tranchera, mais il aura le choix. Il existe encore de nombreux freins ou préjugés concernant le management au féminin, et saluons la loi portée par Muriel Penicaud pour imposer une égalité réelle des rémunérations grâce à un «index de la parité ».

Ce sujet mérite davantage que des postures ou des quotas (quelle femme voudrait devoir sa réussite à son genre ?), elle exige des actions en profondeur, à l’image du congé paternité obligatoire en Suède qui établit une véritable égalité entre les sexes dans les parcours professionnels. Or, l’économie suédoise est l’une des plus prospères d’Europe. De même, les sociétés comptant une forte proportion de femmes dans leur Comex surperforment les indices boursiers. La parité n’est pas un simple gage de justice, mais aussi d’efficacité. Quand l’intérêt rejoint la morale, l’action devrait (vite !) suivre la réflexion. Long life to HEC Stories ! Amitiés.

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